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Introduction

La société Nothing vient de commercialiser son premier produit : des écouteurs intra-auriculaires, tout simplement nommés ear (1) (oreille en anglais). Bien que la coque partiellement transparente donne un aperçu de leur fonctionnement interne, nous sommes sûrs qu'une vue éclatée dans les règles de l'art va dévoiler d'autres trésors !

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Cette vue éclatée n'est pas un tutoriel de réparation. Pour réparer votre Nothing Ear(1, utilisez notre manuel de réparation.

  1. Les écouteurs ear (1) ont de quoi faire parler d'eux :
    • Les écouteurs ear (1) ont de quoi faire parler d'eux :

    • Réduction active du bruit

    • 5 heures de temps d'écoute avec juste les écouteurs, ou 45 heures (sans réduction de bruit) avec le boîtier de charge plein, d'après Nothing

    • Trois micros haute définition et technologie Clear Voice

    • Résistance à la transpiration et aux éclaboussures IPX4

    • Égaliseur et contrôle gestuel personnalisables, fonction "Find My Earbud" avec l'application ear (1)

    • Bluetooth 5.2

    • Un écouteur pèse 4,7 g ; le boîtier contenant les deux écouteurs pèse 66,8 g

  2. Les Nothing ear (1) sont livrés dans un boîtier de charge partiellement transparent, qui fait penser aux iMac d'antan. Contrairement aux AirPods, les écouteurs ear (1) se posent à plat dans le boîtier. Des aimants et des moulures empêchent ce précieux contenu de bouger à l'intérieur. Nous louchons déjà sur la batterie, nous demandant si l'adhésif invisible dans les parties transparentes nous sera une épine au pied au cours du démontage.
    • Les Nothing ear (1) sont livrés dans un boîtier de charge partiellement transparent, qui fait penser aux iMac d'antan.

    • Contrairement aux AirPods, les écouteurs ear (1) se posent à plat dans le boîtier. Des aimants et des moulures empêchent ce précieux contenu de bouger à l'intérieur.

    • Nous louchons déjà sur la batterie, nous demandant si l'adhésif invisible dans les parties transparentes nous sera une épine au pied au cours du démontage.

  3. Avant de nous enfoncer dans les profondeurs cristallines, faisons une comparaison rapide avec les AirPods Pro : Hauts de 28,9 mm, les ear (1) sont un peu plus petits que les AirPods Pro de 30,9 mm et pèsent 0,8 g de moins. Bien que leur tige soit rectangulaire avec des coins arrondis, les ear (1) ressemblent beaucoup aux AirPods Pro, mais il manque le grillage qui égalise la pression.
    • Avant de nous enfoncer dans les profondeurs cristallines, faisons une comparaison rapide avec les AirPods Pro :

    • Hauts de 28,9 mm, les ear (1) sont un peu plus petits que les AirPods Pro de 30,9 mm et pèsent 0,8 g de moins.

    • Bien que leur tige soit rectangulaire avec des coins arrondis, les ear (1) ressemblent beaucoup aux AirPods Pro, mais il manque le grillage qui égalise la pression.

    • Le processus de charge est un peu différent : une paire de contacts circulaires occupe la partie intérieure de chaque tige des ear (1), tandis que la partie inférieure des AirPods Pro est sertie d'un chargeur en forme d'anneau métallique.

    • Nous avons été incapables de trouver un numéro de modèle sur les ear (1) – ni de lettres L ou R pour différencier les écouteurs gauche et droit. C'est un système de points rouge et blanc, repris dans le boîtier, qui remplit ce rôle.

  4. Première étape pour nous frayer un chemin à l'intérieur : retirer les embouts en silicone. Ces embouts recouvrent une cavité ovale  à l'extérieur de la tête de l'écouteur. En résulte une ouverture relativement grande pour le son. Étant donné que ce sont des embouts à enfiler, ils devraient être remplaçables par n'importe quel coussinet du marché. Bonne nouvelle !
    • Première étape pour nous frayer un chemin à l'intérieur : retirer les embouts en silicone.

    • Ces embouts recouvrent une cavité ovale à l'extérieur de la tête de l'écouteur. En résulte une ouverture relativement grande pour le son.

    • Étant donné que ce sont des embouts à enfiler, ils devraient être remplaçables par n'importe quel coussinet du marché. Bonne nouvelle !

    • La combinaison étau + chaleur s'est révélée judicieuse lors de précédents démontages d'écouteurs, donc nous décidons de mettre un peu la pression sur les ear (1) pour entrer dans leur tête opaque.

    • Victoire ! Grâce à notre spatule hallebarde, nous allons pouvoir dévoiler au grand jour les composants cachés jusqu'à présent.

  5. C'est l'adhésif qui nous saute aux yeux en premier. Il a probablement motivé la conception partiellement transparente des ear (1) – la colle n'est pas très conviviale, les ingénieurs le savent ! Ensuite notre attention est attirée par une batterie en forme de pile bouton, similaire à celle que nous avions trouvée dans les AirPods Pro et les Galaxy Buds Pro. Tant qu'il ne s'agit pas d'une batterie propriétaire, cela pourrait être bon signe pour la réparabilité.
    • C'est l'adhésif qui nous saute aux yeux en premier. Il a probablement motivé la conception partiellement transparente des ear (1) – la colle n'est pas très conviviale, les ingénieurs le savent !

    • Ensuite notre attention est attirée par une batterie en forme de pile bouton, similaire à celle que nous avions trouvée dans les AirPods Pro et les Galaxy Buds Pro.

    • Tant qu'il ne s'agit pas d'une batterie propriétaire, cela pourrait être bon signe pour la réparabilité.

    • Afin de pouvoir continuer, nous devons démonter la partie intra-auriculaire de la tige. Et on dirait bien que nous avons de la chance avec l'adhésif pour une fois…

    • Cette goutte rouge colle un minuscule connecteur à emboîter dans sa prise et l'empêche de se débrancher accidentellement en cas de choc ou de chute.

    • Avec soin, mais sans rien chauffer ni déchirer, nous parvenons à contourner l'adhésif avec notre pincette et déconnecter la nappe. Hourra !

  6. La partie intra-auriculaire des ear (1) abrite le transducteur électroacoustique ou driver, alors que la batterie est logée dans la partie externe de la tête. À côté du driver, nous trouvons un microphone sur une nappe similaire à celle dénichée dans les AirPods Pro. Il est posé ici dans le but de détecter les bruits à l'intérieur de l'oreille pour une réduction de bruit plus efficace (et contribue probablement aussi à isoler votre voix pour rendre les appels plus distincts). Le driver des ear (1) mesure 11,6 mm et la bobine acoustique a un diamètre de 5,7 mm.
    • La partie intra-auriculaire des ear (1) abrite le transducteur électroacoustique ou driver, alors que la batterie est logée dans la partie externe de la tête.

    • À côté du driver, nous trouvons un microphone sur une nappe similaire à celle dénichée dans les AirPods Pro. Il est posé ici dans le but de détecter les bruits à l'intérieur de l'oreille pour une réduction de bruit plus efficace (et contribue probablement aussi à isoler votre voix pour rendre les appels plus distincts).

    • Le driver des ear (1) mesure 11,6 mm et la bobine acoustique a un diamètre de 5,7 mm.

    • Un driver d'écouteur est habituellement constitué de trois éléments : un aimant qui crée un champ magnétique, la bobine acoustique qui, traversée par un courant électrique, déplace une membrane pour créer le son que vous entendez, et enfin la membrane qui vibre pour créer les ondes acoustiques qui se propagent à travers votre oreille.

    • Le dernier composant de la partie intra-auriculaire est la minuscule grille du driver, vite écartée d'un coup de spatule.

  7. Maintenant qu'une moitié des ear (1) a été complètement démontée, occupons-nous enfin de la batterie… … mais deux nappes la serrent de près dans une accolade soudée. Souder la batterie complique sa réparation bien plus que nous l'aimerions. La remplacer est techniquement possible, mais nécessite de délicats travaux de soudure.
    • Maintenant qu'une moitié des ear (1) a été complètement démontée, occupons-nous enfin de la batterie…

    • … mais deux nappes la serrent de près dans une accolade soudée.

    • Souder la batterie complique sa réparation bien plus que nous l'aimerions. La remplacer est techniquement possible, mais nécessite de délicats travaux de soudure.

    • Nous laissons la batterie de côté pour l'instant et retirons sa coquille de plastique à la place. Nous trouvons à l'intérieur l'aimant principal qui maintient l'écouteur en position de charge dans le boîtier.

    • La partie opaque de la tête est à présent vide, nous continuons donc avec la partie transparente qui a l'air si chic avec la carte mère apparente.

    • Nous attendant au pire, nous sommes surpris par la rapidité avec laquelle la tige s'ouvre. Une petite séance de chauffe et de levier avec un outil pour ouvrir nous ouvre la voie vers les composants restants.

  8. À l'intérieur de la tige, nous découvrons un sandwich constitué de la nappe du contrôle gestuel, de la plaque de protection  de la carte mère et de la carte mère elle-même. Une autre goutte d'adhésif colle le connecteur à emboîter à la carte mère. À nous de jouer ! Un coup de pincette déconnecte la nappe comme tout à l'heure. Nous nous demandons si nous avons juste de la chance avec notre exempl-ear (1) ou si Nothing a réussi à utiliser pile la quantité d'adhésif nécessaire pour maintenir les connecteurs en place sans trop compliquer le démontage.
    • À l'intérieur de la tige, nous découvrons un sandwich constitué de la nappe du contrôle gestuel, de la plaque de protection de la carte mère et de la carte mère elle-même.

    • Une autre goutte d'adhésif colle le connecteur à emboîter à la carte mère. À nous de jouer !

    • Un coup de pincette déconnecte la nappe comme tout à l'heure. Nous nous demandons si nous avons juste de la chance avec notre exempl-ear (1) ou si Nothing a réussi à utiliser pile la quantité d'adhésif nécessaire pour maintenir les connecteurs en place sans trop compliquer le démontage.

    • Et voilà ! Nous mettons enfin la main sur la carte mère entièrement modulaire…

  9. À l'abordage ! Voici le butin à babord : Système sur une puce (SoC) Audio Buletooth BES2500YA Bestechnic Un microphone pour capter votre voix lors d'un appel – il se trouve juste à côté de l'ouverture en bas de la tige de l'écouteur
    • À l'abordage ! Voici le butin à babord :

    • Système sur une puce (SoC) Audio Buletooth BES2500YA Bestechnic

    • Un microphone pour capter votre voix lors d'un appel – il se trouve juste à côté de l'ouverture en bas de la tige de l'écouteur

    • Et à tribord :

    • Les deux contacts de charge

    • Un aimant supplémentaire pour garder les écouteurs en place quand ils chargent

    • Un microphone supplémentaire pour la réduction du bruit environnant

  10. Une fois la carte retirée, nous parvenons à extraire tout l'ensemble batterie – relié à un tas de dispositifs : La nappe du contrôle gestuel Deux connecteurs, un pour la carte et l'autre pour le driver
    • Une fois la carte retirée, nous parvenons à extraire tout l'ensemble batterie – relié à un tas de dispositifs :

    • La nappe du contrôle gestuel

    • Deux connecteurs, un pour la carte et l'autre pour le driver

    • Un câble d'antenne

    • Le contrôleur tactile de détection intra-auriculaire GH611 Goodix

    • La batterie soudée qui performe à 3,7 V, 3 mAh et donc environ 0,11 Wh. Pour ceux que cela intéresse, la batterie mesure à peu près 10 mm de diamètre et 4,4 mm de haut.

    • En guise de comparaison, les batteries des Galaxy Buds Live, des Galaxy Buds+ et des AirPods Pro tournent respectivement à 0,2 Wh, 0,31 Wh et 0,16 Wh. Les Nothing ear (1) ont donc la plus petite batterie dans le lot.

  11. Le démontage de ces écouteurs n'a pas encore tourné en carnage comme celui de certains concurrents (bien qu'ils n'en soient pas pour autant réparables). Voyons un peu ce qui se passe quand nous plongeons à l'intérieur du boîtier de charge. Heureusement, l'adhésif transparent utilisé dans les tiges des écouteurs ne fait pas non plus son trouble-fête ici. Il nous suffit de chauffer un peu et de trancher d'un coup de médiator pour y faire notre entrée. Séparer les deux moitiés blanches du compartiment de la batterie est un peu plus ardu – elles sont reliées par des clips et des dispositifs en plastique, qui non seulement sont collés, mais semblent aussi se casser facilement. La manœuvre délicate de chauffe et de levier est faisable, mais pas vraiment idéale.
    • Le démontage de ces écouteurs n'a pas encore tourné en carnage comme celui de certains concurrents (bien qu'ils n'en soient pas pour autant réparables). Voyons un peu ce qui se passe quand nous plongeons à l'intérieur du boîtier de charge.

    • Heureusement, l'adhésif transparent utilisé dans les tiges des écouteurs ne fait pas non plus son trouble-fête ici. Il nous suffit de chauffer un peu et de trancher d'un coup de médiator pour y faire notre entrée.

    • Séparer les deux moitiés blanches du compartiment de la batterie est un peu plus ardu – elles sont reliées par des clips et des dispositifs en plastique, qui non seulement sont collés, mais semblent aussi se casser facilement. La manœuvre délicate de chauffe et de levier est faisable, mais pas vraiment idéale.

    • Une fois que cet obstacle est surmonté, la batterie et un circuit imprimé accolé apparaissent.

    • Nous avons bien dit accolé ? Et oui, chaque moitié du compartiment comprend un circuit fixé par des vis cruciformes standard. Et ils sont reliés par un connecteur à l'apparence bien solide.

  12. La bobine de charge collée en place se détache facilement du compartiment, mais reste soudée au circuit imprimé inférieur du boîtier de charge. Ce circuit est relié au port de charge USB-C soudé, au bouton de couplage et à quelques puces supplémentaires : Puce communication et alimentation intelligente SY8801 ThinkPlus Semiconductor
    • La bobine de charge collée en place se détache facilement du compartiment, mais reste soudée au circuit imprimé inférieur du boîtier de charge.

    • Ce circuit est relié au port de charge USB-C soudé, au bouton de couplage et à quelques puces supplémentaires :

    • Puce communication et alimentation intelligente SY8801 ThinkPlus Semiconductor

    • Récepteur de charge sans fil NU1680 NuVolta

    • Microcontrôleur ARM Cortex-M0+ 32 bits CX32L003F8 Zbit Semiconductor, Inc. avec Flash 64 KB

    • Il faut reconnaître que la modularité aurait pu être mise plus à l'honneur dans ces produits – au moins dans le boîtier de charge. Cher Nothing, étant donné que vous laissez déjà voir ces composants à la pointe de la tech, pourquoi ne pas les rendre aussi réparables ?

  13. Alors que nous sommes ravis de prendre note que l'adhésif à l'intérieur de la batterie du boîtier de charge n'est pas trop tenace et qu'il n'y a pas besoin de le faire chauffer pour le retirer… … nous n'en restons pas moins sur nos gardes face à toutes ces connections soudées anti-réparation. Consolider les connections internes est certes un point-clé dans la conception d'objets connectés, mais nous avons vu des concurrents arriver au même résultat avec plus de modularité. La tension du boîtier de charge est de 3,85 V, 570 mAh et 2,194 Wh. Cela fait environ 0,1 Wh de plus que la double batterie du boîtier de charge des AirPods Pro et on est loin devant les 1,03 Wh du boîtier des Galaxy Buds.
    • Alors que nous sommes ravis de prendre note que l'adhésif à l'intérieur de la batterie du boîtier de charge n'est pas trop tenace et qu'il n'y a pas besoin de le faire chauffer pour le retirer…

    • … nous n'en restons pas moins sur nos gardes face à toutes ces connections soudées anti-réparation. Consolider les connections internes est certes un point-clé dans la conception d'objets connectés, mais nous avons vu des concurrents arriver au même résultat avec plus de modularité.

    • La tension du boîtier de charge est de 3,85 V, 570 mAh et 2,194 Wh. Cela fait environ 0,1 Wh de plus que la double batterie du boîtier de charge des AirPods Pro et on est loin devant les 1,03 Wh du boîtier des Galaxy Buds.

  14. Aucune casse à déplorer lors de notre démontage de ces machins transparents et aucun recours aux grands moyens pour parvenir à nos fins.
    • Aucune casse à déplorer lors de notre démontage de ces machins transparents et aucun recours aux grands moyens pour parvenir à nos fins.

    • Cela dit, ce n'était pas autant du gâteau que certains écouteurs que nous avons déjà rencontrés – et une fois dans la place, on trouve des composants critiques qui pourraient être facilement remplaçables s'ils n'étaient pas soudés.

    • Quelques réparations sont à la portée des bidouilleurs convaincus, comme la carte mère ou la batterie du boîtier de charge. Mais il est fort improbable de réussir à refermer proprement tous ces morceaux transparents – quant aux tiges, les recoller risque de gâcher leur finition soignée et compromettre leur fonctionnement.

    • Côté réparabilité, nous ne pouvons nous empêcher de penser que les choix de Nothing en matière de conception ont été fatals.

  15. Dernières pensées
    • La carte mère est modulaire, mais difficile d'accès.
    • La conception transparente, bien qu'une réussite esthétique, ne peut qu'être compromise si on doit décoller et recoller le tout.
    • Les quelques réparations techniquement faisables sont entravées par des connexions soudées.
    Indice de réparabilité
    1
    Indice de réparabilité de 1 sur 10
    (10 étant le plus facile à réparer)

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